Critique et avis sur le film d’horreur Ouija 2

Ce film du genre épouvante horreur réalisé par Mike Flanagan est sorti dans les salles françaises le 02 novembre 2016. Il a comme acteurs principaux : Elisabeth Reaser, Annalise Basso, Lulu Wilson. Un an après le lancement de Ouija, qui n’était pas boudé par le public, Universal Pictures propose une antépisode au film d’horreur.

Présentation générale du film Ouija 2

Le cadre du film se déroule à Los Angeles en 1967. L’intrigue retrace la vie d’une veuve, Alice Zender et de ses filles Paulina et Doris. La famille, spécialiste dans les sciences occultes utilisent des séances de spiritisme bidon pour arnaquer les personnages naïfs dans le deuil. La mère décide d’agrémenter son show avec un Ouija. Mais le comble c’est qu’un esprit maléfique a pris possession de la cadette, Paulina, à son insu. Quand l’esprit se manifeste, la famille aurait non seulement à affronter la terreur causée par la créature impitoyable, elle doit aussi le chasser de l’autre côté. L’enfer commence pour la famille tandis que pour les spectateurs, c’est le début des frissons d’horreur (s’ils sont au rendez-vous !)

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Critique du film Ouija 2

En regardant le film jusqu’au bout, on constate qu’il manque d’intrigues. Bien que le réalisateur essaie de dissimuler ce gouffre de scénario par le biais des poncifs d’horreur, la préquelle semble être truffée de clichés maintes fois vus au cinéma et sans originalité. Le récit du conflit entre la mère et la fille ado, le premier rendez-vous amoureux de la cadette, la mère veuve qui essaie de refaire sa vie, la fille possédée par un démon, l’essai d’exorcisme d’un prêtre, la balade d’un esprit dans une maison hantée : c’est un peu du déjà vu. Même si le cœur du film se focalise surtout sur le changement de comportement de Paulina et les secrets de leur maison. Par ailleurs, la maison qui sert de théâtre du Ouija 2 est la même que celle de son prédécesseur. On retrouve des plans-séquences identiques dans les deux films, à savoir par exemple, la scène de pendaison. Concernant la mise en scène, on a également droit à des ficelles répétées : plan panoramique se terminant sur un esprit démoniaque, pimenté par une explosion sonore etc. Par contre, côté réalisation et choix de personnages, le rendu du décor des années 60 est bien abouti. La prestation de la petite Lulu Wilson est juste dans son rôle de fille possédée, au corps disloqué, qui écrit avec son propre sang… Bien que ces apparitions ne soient pas réellement dantesques, un climat de frousse peut s’installer, les poils des « sensibles » se hérissent, grâce aux effets spéciaux simples. On a reproché au premier volet sa scène d’ouverture qui se fonce directement dans le thriller, au moins la tension y monte petit à petit. Mais dans ce deuxième opus, le climax d’effroi tombe vite et il ne se passe plus de grand-chose sauf quelques « jump scares » répartis ci-là. Pour remédier à l’absence de tension, Mike Flanagan propose quand même des séances assez horrifiques à la fin du métrage. En bref, Ouija 2 se mérite ainsi d’être jugé par soi-même, même pour le fait qu’il cartonne au box-office US !

Après beaucoup de discussion avec mes amis et des lectures de critiques très (trop) variées, je vais regarder ce movie. Je vous en parle bientôt.